ANiMA

Le blog de JD’A & Partners au service du sens et du bon sens dans l'accompagnement des projets

jeu.

20

févr.

2014

Evénements : mais pourquoi nos clients n'ont-ils (presque) jamais les moyens de leur ambition ?

La scène est connue. Un soir, le téléphone sonne. "Allo ! Bonjour, j'ai un séminaire de 3 jours dans un mois avec 80 personnes venant du monde entier. C'est un séminaire très important pour notre société, nous en attendons beaucoup. Nous voulons donc lui donner du sens et du contenu. Un échec serait déplorable pour la réussite de nos équipes. Mais par contre nos moyens sont très réduits et il faudra que votre intervention soit limitée au minimum..."

 

En ce moment, plus encore qu'il y a quelques mois, ce refrain se répète à l'envie. Alors, j'ai enquêté. Et je me suis aperçu que quatre facteurs manquaient souvent à l'appel quand une entreprise lançait un projet d'événement :

 

Facteur 1 : les objectifs business liés à l'événement et les objectifs opérationnels de l'événement lui-même ne sont tout simplement pas formulés ! Quelle valeur doit créer l'événement ? Que doit-il modifier dans la trajectoire de l'entreprise ? Bien souvent, pas de réponse... On se réunit parce que... c'est l'habitude, la direction nous l'a demandé, cela fera du bien aux équipes, on a des choses importantes à présenter... A ne pas savoir ce qu'on veut gagner (qualitativement et quantitativement), il n'est pas facile de justifier une dépense visant un bon niveau de professionnalisme.

 

Facteur 2 : quand les objectifs existent, ils ne sont pas valorisés financièrement. L'équation économique de l'événement est vue uniquement sous l'angle "Dépense" et non "Investissement". Certes, le retour sur investissement dans l'immatériel n'est pas simple à définir : mais il n'est pas impossible. Surtout, il peut s'avérer très rentable (il suffit de voir la valorisation d'une simple application comme Whatsapp - 19 miliards de dollars... - pour s'en rendre compte). A condition d'y passer un peu de temps ou de s'entourer des compétences ad hoc.

 

Facteur 3 : si tout va bien et que l'approche par l'investissement est retenue, manque alors la capacité à traduire les objectifs dans le déroulement de l'événement lui-même. Très souvent, la routine prévaut, avec des scénarios ne permettant pas la création de valeur de la part des participants. Tout est verrouillé d'en haut. A faire ce qu'on a toujours fait, on a forcément les résultats qu'on a toujours eus... 

 

Facteur 4 : ô miracle, les facteurs 1, 2 et 3 n'ont pas commis leurs ravages habituels. Un quatrième facteur menace alors... : les résultats opérationnels de l'événement ne sont pas exploités. Ils sont tout simplement enterrés par... les projets qui attendent leur tour.Le quotidien reprend ses droits, comme si de rien n'était ! Conséquence : les belles décisions, les réflexions soigneusement élaborées, les plans d'action bien soupesés deviennent ... lettre morte dès le lendemain ou presque.

 

Dans ces conditions, en effet, pourquoi dépenser autre chose que le strict minimum pour donner du sens et du contenu (surtout quand on connait l'importance prise par les repas et autres coktails dans les études d'évaluation des événements ?).  Ce billet va-t-il changer la face du monde ? Certes non. Est-il caricatural ? Sûrement. Mais parfois il y a des choses qu'il faut dire absolument pour stopper leur répétition. En priant que cela permette (quand même) de faire un tout petit peu évoluer l'existant !

 

Et si vous voulez vous persuader que je ne suis pas le seul à me poser ce type de questions, allez donc voir ce lien autour de la manière d'augmenter la valeur ajoutée des réunions : www.challenges.fr/emploi/20140219.CHA0596/7-conseils-pour-ne-plus-perdre-son-temps-en-reunion.html

Lire la suite 1 commentaires

dim.

02

févr.

2014

Harmoniser projets et réalité : une question de vision

Lire la suite 0 commentaires

dim.

02

févr.

2014

Réussir un projet : oui. Mais à quel prix ?

Deux citations m'ont récemment interpellé.

 

L'une d'un ancien conseiller de Nicolas Sarkosy à l'Elysée, évoquant la maltraitance psychique subie par l'entourage de l'ancien Président : "On ne lui en voulait pas, sans lui on n'aurait jamais connu une expérience à si haut niveau !"

 

L'autre d'un ancien DRH confessant sa complicité passive au détriment du droit du travail  : "L'engrenage est insidieux. L'absence de sécurité de l'emploi à mon niveau fait plier les standards éthiques." Dans les deux cas, il y a acceptation d'aller au-delà des limites acceptables au nom de raisons supérieures. Quels que soient les dégâts pour soi ou pour les autres...

 

Or, ces dégâts se répercutent même sur la sacro-sainte performance tant recherchée par l'entreprise si l'on en croit l'histoire racontée par Stephen Gilligan et Robert Dilts dans leur livre "Le Voyage du Héros". Les auteurs évoquent deux entreprises en concurrence pour sortir la première un nouveau produit très attendu par le marché. L'une affecte 1000 personnes au projet, l'autre 20 seulement. Et c'est l'équipe de 20 personnes qui réussira la mise au point du produit avec le meilleur rapport qualité/prix... L'explication : les 20 personnes appartenaient à une entreprise les encourageant à rester fidèle à leur âme et à leur vocation au lieu de simplement faire leur travail ou de les appeler à oublier leurs valeurs profondes...

 

Qu'est-ce qui fait qu'une âme "bat des mains et chante" dans une entreprise ? Qu'est-ce qui apporte et entretient cette vitalité, cette créativité et cette vision dans la vie d'une personne, dans une relation ou dans un groupe ? Pour en avoir une petite idée, regarder donc cette vidéo avec le fondateur du Not Impossible Lab !

Lire la suite 0 commentaires

sam.

11

janv.

2014

Espaces de changement

Cette image nous renvoit de manière frappante et caricaturale à une réalité vécue et pourtant occultée : pour le personnel de terrain, la pression exercée par le haut de la pyramide pour obtenir des changements doit se conjuguer avec des marges de manoeuvre bien étroites... Une question à méditer pour tous ceux qui occupent des postes à responsabilités : quel espace est réellement donné à mes équipes pour évoluer dans le cadre des objectifs fixés et atteindre le changement espéré ?

Lire la suite 0 commentaires

mer.

10

avril

2013

Réussir un événement à valeur ajoutée : pourquoi l'oeil de l'architecte fait la différence

Le métier d'architecte est bien connu dans le cadre de la construction de bâtiments. Il l'est beaucoup moins dans le cadre de la conception d'événements à valeur ajoutée. D'abord, parce que les ambitions et les objectifs d'un événement sont très peu souvent définis. Ensuite, parce que l'effet de levier de l'événement est sous-estimé. De là découlent des réunions avec de grandes audiences mais de petits effets. La vidéo ci-dessous pourraient utilement inspirer bien des organisateurs d'événements pour les aider à visualiser autrement le potentiel des temps forts collectifs dont ils ont la charge.

Lire la suite 0 commentaires

mer.

03

avril

2013

Affaire Cahuzac : la confiance dans la parole publique (encore plus) en question

Si l'affaire Cahuzac surgit dans ce blog, c'est parce qu'elle met à mal une nouvelle fois la confiance dans la parole des dirigeants, politiques ou non. Or cette confiance dans les dirigeants et leur parole est une donnée essentielle pour réussir un événement. Regardez bien cette séquence du 6 décembre 2012 à l'Assemblée Nationale. Un homme, reconnu comme parmi les plus brillants de sa génération, commet l'irréparable. Un homme de gauche ment à propos d'une affaire d'argent et c'est toute une pyramide de valeurs qui s'effondre soudainement.

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

08

nov.

2012

La recherche d’événements à l’impact plus durable

JD’A & Partners a bientôt deux ans d’existence et poursuit sans faille sa vocation de servir les temps de travail collectifs (réunions, séminaires, événements…). Dans un contexte global peu enclin à l’optimisme, quelle couleur ont nos expériences ? L’optimisme justement ! Vous découvrirez pourquoi ci-dessous avec la suite de notre analyse du marché.

 

Analyse n°3 : malgré souvent un impact très fort sur le moment, l’événement garde un caractère éphémère en raison d’un manque d’exploitation de ses résultats dans la durée et d’un oubli rapide du temps fort qu’il représente dans la mémoire collective. Au contraire, l’événement devrait être une vraie référence managériale, plutôt qu’une simple parenthèse. Un événement peut en effet jouer un rôle très puissant en amont (prises de conscience, clarification, prises de décision accélérées – y compris au niveau stratégique) et en aval (mobilisation, exploitation des effets d’annonce, démonstration d’une capacité à passer à l’acte et à tenir ses engagements). La réussite d’un événement ne se mesure donc pas seulement le jour J. Cette réussite se mesure aussi au niveau de la valeur ajoutée obtenue en amont et en aval de l’événement. La prise de conscience commence à se faire, mais il reste encore du chemin !

0 commentaires

jeu.

08

nov.

2012

La nécessité de contenus puissants et cohérents

JD’A & Partners a bientôt deux ans d’existence et poursuit sans faille sa vocation de servir les temps de travail collectifs (réunions, séminaires, événements…). Dans un contexte global peu enclin à l’optimisme, quelle couleur ont nos expériences ? L’optimisme justement ! Vous découvrirez pourquoi ci-dessous avec la suite de notre analyse du marché.

 

Analyse n°2 : la recherche de contenus puissants et cohérents est toujours plus évidents dans le maelström informatif actuel. C’est pourquoi nous avons précisé notre vocation par l’accroche suivante : « Nous mettons vos projets en mots et en scène ». En effet, pas de temps fort collectif réussi sans contenus réellement adaptés et convaincants; sans préparation fondée sur des messages clairs et solides; sans intervenants à l’aise avec le contenu à diffuser et capables de le porter avec force. Comme nous le constatons chaque semaine, c’est désespérément trop peu le cas.

2 commentaires

jeu.

08

nov.

2012

L’état du marché : un besoin irrépressible de « communication de contact »…

JD’A & Partners a bientôt deux ans d’existence et poursuit sans faille sa vocation de servir les temps de travail collectifs (réunions, séminaires, événements…). Dans un contexte global peu enclin à l’optimisme, quelle couleur ont nos expériences ? L’optimisme justement ! Vous découvrirez pourquoi ci-dessous avec notre analyse du marché

 

Analyse n°1 : le besoin de « communication de contact » lors de ces temps forts s’est renforcé et continue de se développer sous des formes diverses. Avec une recherche par nos clients des talents permettant de faire du « sur-mesure » combinant sens et pertinence : nous y contribuons ! Aux événements nécessitant une présence physique s’ajoutent maintenant les événements virtuels via le web. Leur point commun : un rendez-vous au potentiel exceptionnel par son unité de temps et d’action, permettant de créer des interactions riches et multiples, impossibles à créer au quotidien. Le + du web : une fréquence plus grande de rendez-vous. C’est pourquoi nous avons développé maintenant nos interventions dans ces deux dimensions.

0 commentaires

mar.

13

mars

2012

Journaliste, animateur, facilitateur : appellations à contrôler !

Derrière le rôle de Monsieur ou Madame Loyal, on trouve des appellations fort diverses : journaliste, animateur, facilitateur, ... Cela rend difficile parfois pour ceux et celles qui organisent des événements d'identifier quelle valeur ajoutée se trouve derrière chacun de ces rôles et donc de déterminer lequel est le plus adapté. Nous parlons bien entendu ici d'événements à contenus complexes et non de simples divertissements.

 

Première possibilité : une valeur ajoutée identique ? A les observer, il est souvent difficile de déterminer ce qui différencie fondamentalement chaque profil, chacun s'étant au fil du temps plus ou moins étalonné sur les autres. Résultat : toutes les appellations se vaudraient, le rôle consistant avant tout à permettre à un contenu de se diffuser quel que soient les variantes techniques utilisées. 

 

Deuxième possibilité : un intitulé commercial trompeur ? La diversité des profils est telle qu'il est difficile de bien identifier quels sont les ressorts qui habitent celui ou celle en charge d'accompagner un événement. Artiste, psychologue, spécialiste du direct, consultant, professionnel de l'information ou de la communication, formateur... Les parcours et les compétences qui se cachent derrière le rôle de Monsieur ou Madame Loyal sont légion. Or cela ne permet pas de développer les mêmes talents, d'être en parfaite adéquation avec tous les publics ni toutes les situations.

Troisième possibilité : des savoir-faire propres à chacun ? Nous le pensons. Même si une seule personne peut fort bien avoir plusieurs casquettes, portées tour à tour, il n'y a pas équivalence entre elles. Qu'on en juge. Journaliste (selon l'approche anglo-saxonne bien sûr) : sa mission est avant tout d'interpeller et de révéler les failles, les limites d'un discours pour pousser ses interlocuteurs dans leurs retranchements et ainsi mieux convaincre de leur bonne foi (sinon, il n'est qu'un passeur de plats). Animateur : il porte le contenu et la démarche prévus sur ses épaules; à lui de s'assurer que les intervenants sont crédibles et que les participants jouent bien le jeu. Facilitateur : c'est l'artiste du lâcher prise sur le déroulement d'un événement; il est là pour donner le pouvoir aux participants et pour aider les dirigeants à adopter une nouvelle posture : l'écoute.

 

Moralité : passer un peu de temps en amont d'un événement à rencontrer les potentiels chefs d'orchestre de vos prochains événements n'est pas du temps perdu. Cela représente même trois atouts :

- disposer d'une palette diversifiée d'intervenants afin de choisir toujours le mieux adapté

- mieux connaître les limites de chaque profil et donc les conditions dans lesquelles chacun peut donner le maximum de son potentiel

- imaginer son événement selon plusieurs perspectives et ainsi mieux estimer celle qui a le maximum de chances de succès.


2 commentaires

dim.

15

janv.

2012

PArticipants comme PAssif ou ACteurs comme ACtif ?

Quelle place pour les personnes invitées aux événements et réunions en entreprise ?

 

Officiellement, ces personnes ont souvent le nom de "participants". Dans les faits, la participation se résume le plus souvent à un rôle de spectateur. Et le PArticipant est trop vite rangé dans la catégorie PAssif : celui qui ne dit rien (ou ne peut rien dire), même s'il n'en pense pas moins... Tout, depuis le déroulement de la réunion jusqu'à la distribution des interventions, l'incite à rester coi ou bien à ne pouvoir exprimer ses idées ou points de vue que de manière limitée.

 

Osons donner plus de liberté aux invités de nos rencontres ! Permettons-leur d'influencer le cours et le contenu de ces rencontres afin que celles-ci ne satisfassent pas uniquement les attentes des organisateurs ! Afin de rendre chacun ACtif et donc ACteur. Faisons en sorte aussi que les résultats obtenus lors de ces rencontres ne restent pas sans lendemain : ACteur signifie ACtion, et pas seulement belles paroles...

 

En ces temps où le prêt-à'penser entraîne frustration et déprime dans les organisations, la puissance d'une telle approche peut redonner confiance et envie à beaucoup. Chez JD'A & Partners, c'est ce que nous expérimentons avec nos clients sous des formes diverses (le rôle de l'animateur ou facilitateur étant crucial pour aider à la mise en place et au respect de nouvelles règles du jeu). Et vous, quand allez-vous rendre vos PArticipants davantage ACteurs ?

Lire la suite 0 commentaires

sam.

14

janv.

2012

Animateur ou REanimateur ?

Jusqu'où peut aller la mission d'un animateur en charge de la réussite collective d'un groupe, quelle que soit sa taille, lors d'un événement, quelle que soit sa forme (convention, séminaire, open forum, atelier de travail...) ? De l'animation à la réanimation, il n'y a parfois qu'un pas...

 

Par "réanimation", il faut entendre la capacité à (re?)donner la vie à un collectif, bien souvent simple addition d'individus plus ou moins impliqués dans une vision partagée, un but commun, un projet à plusieurs. L'animateur ne peut pas alors être simplement celui qui oriente, guide, facilite les échanges. Il est bien celui, en coopération avec le leader du groupe concerné, qui va contribuer à challenger, décaper, remettre en cause le confort de l'existant pour oser explorer des espaces, des idées, des initiatives qui ne viendraient pas spontanément à l'esprit des participants. C'est notre conception de l'animation chez JD'A & Partners que de permettre à un collectif de (re)sentir, la puissance de son potentiel et de lui donner libre cours pour produire desrésultats inattendus, mais souvent d'autant plus pertinents !

Lire la suite 4 commentaires